Randonneurs

Chaque année, des millions de personnes s'en vont randonner sur les chemins de France et d'ailleurs. La randonnée est une pratique sportive facile, mais pas sans risques. Même en étant à la portée de tous, elle présente d'autant plus de dangers qu'elle est d'un abord facile. Elle attire en effet un très grand nombre de pratiquants qui n'ont pas de connaissance de la montagne.

Les risques

  • S'égarer, par temps de brouillard, pluie ou neige.
  • Glisser sur les névés, les pentes herbeuses, les barres rocheuses et les pierriers.
  • Les chutes de pierres et les chutes de sérac.
  • Se blesser : les entorses sont fréquentes, et l'on peut se faire des fractures même sur un terrain peu accidenté.
  • Se faire surprendre par la nuit, par méconnaissance de la longueur du parcours.
  • Mal réagir physiquement à la température ambiante : coup de chaleur, insolation ou à l'inverse hypothermie et gelures, sans oublier le mal de l'altitude.

Conseils

  • Renseignez-vous sur la météo annoncée et prenez toujours des vêtements chauds et imperméables dans votre sac, ainsi que des vivres.
  • Préparez votre itinéraire et évaluez l'horaire nécessaire pour le couvrir.
  • Pour une randonnée en été, partez le matin et montez "à la fraîche" : vous éviterez ainsi le coup de chaleur et les orages, qui se déclenchent souvent en fin de journée.
  • Soyez bien équipé pour le parcours prévu.
  • Prenez une trousse à pharmacie avec vous.
  • Suivez les sentiers balisés : évitez les raccourcis douteux et orientez-vous avec une carte.
  • Ne vous surestimez pas : à vous de connaître vos limites physiques, ou celles des autres marcheurs de votre groupe, et d'y adapter votre parcours.

Les risques venus d'en haut

Les chutes de pierres, de neige ou de sérac sont difficilement prévisibles.

Avant de passer une pente raide ou un couloir, jetez un coup d'œil vers le haut et passez vite.

La chute de sérac

La chute de sérac est essentiellement le résultat de l'avancement des glaciers, plus que la conséquence de la température ambiante. Elle est imprévisible : elle peut se produire en toute saison, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.

Si vous êtes obligé de passer sous un sérac, ne vous attardez pas et surveillez bien le lieu, pour réagir au mieux si besoin. Ne stationnez jamais à un tel endroit.

Les corniches

Une corniche menace la pente qu'elle domine : si elle casse, elle balaye la pente et peut même entraîner une avalanche.

Lorsque vous progressez sur une arête en corniche, faîtes la trace en contrebas du sommet de l'arête. Ne reprenez pas d'anciennes traces, car les corniches bougent et peuvent devenir moins sûres d'un passage à l'autre.

Que faire en cas d'accident ?

  • Gardez votre calme.
  • Ne laissez pas le blessé seul, et couvrez-le pour qu'il ne prenne pas froid (avec une couverture de survie si possible).
  • Donnez l'alarme auprès du service public le plus proche (secours en montagne, gendarmerie, gardien de refuge ou toute personne susceptible de transmettre l'alerte aux responsables de secours). Ayez toujours en tête le 112, numéro d'appel général des secours en France.
  • Indiquez aux services de secours la nature et le lieu de l'accident.
  • Utilisez les signaux internationaux d'alarme en montagne : levez les bras en V pour indiquer "OUI, nous demandons de l'aide". Pour indiquer "NON, nous n'avons besoin de rien", baissez le bras gauche dans le prolongement du bras droit en gardant celui-ci en haut vers la droite.
  • Le téléphone portable est le bienvenu, toutefois, la zone de votre randonnée n'est pas forcément couverte ou le relief peut le rendre inopérant.
  • Dans tous les cas il faut toujours prévenir une tierce personne pour l'informer de votre départ en montagne, en précisant les lieux par lesquels vous comptez passer.
Publié le | 2 682 vues | Par Partenaire Sport